Perception, interprétation et communication : voyons-nous tous la même chose ?

Que voyons-nous réellement ?


Face à une même image, une même situation ou un même message, nous n’avons pas tous la même perception.

Notre cerveau sélectionne, interprète et reconstruit la réalité à partir de repères qui lui sont propres.

Exemple 1 : une image, deux lectures possibles



Sur cette image célèbre, certaines personnes distinguent immédiatement une jeune femme, tandis que d’autres voient d’abord une vieille femme.

Les deux interprétations sont correctes… mais rarement perçues simultanément.

👉 Cette illusion illustre un mécanisme fondamental : nous privilégions inconsciemment une lecture plutôt qu’une autre.


Forme ou fond : que privilégie votre cerveau ?


Dans ce type d’illusion, le cerveau choisit soit :

  • la forme (les visages),
  • soit le fond (le vase).

Il est difficile de percevoir les deux en même temps.

Cela démontre que la perception est un choix cognitif, pas une reproduction fidèle de la réalité.


Que distinguons-nous vraiment ?






Ces images montrent que :

  • nous complétons l’information manquante,
  • nous interprétons selon nos habitudes,
  • nous voyons ce que notre cerveau est prêt à voir.


Le cerveau ne lit pas lettre par lettre


Si vous lisez facilement le texte ci-dessous, vous avez déjà une réponse au “pourquoi” et au “comment” de ces phénomènes :

"Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire lteetrs sinoet à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porblmèe."


Ce texte est compréhensible car le cerveau humain ne lit pas chaque lettre individuellement, mais reconnaît les mots comme des formes globales.

👉 Là encore, nous n’analysons pas objectivement chaque détail : nous interprétons. 


Ce que ces exercices nous apprennent


Ces expériences simples démontrent une réalité essentielle :

Face à un fait objectivement identique, nous ne voyons pas tous la même chose.

Il devient alors compréhensible que la communication soit parfois difficile :

  • deux personnes peuvent être de bonne foi,
  • tout en ayant des perceptions radicalement différentes. 


D’où viennent ces divergences de perception ?


Nos interprétations sont influencées par notre système de référence, notamment :

  • la culture,
  • l’éducation,
  • la personnalité,
  • l’âge,
  • l’expérience professionnelle et personnelle,
  • l’environnement social,
  • le groupe d’appartenance (travail, loisirs, milieu social).

👉 Nous ne réagissons jamais à la réalité brute, mais à notre représentation de la réalité. 


Améliorer la communication : une posture consciente


Améliorer la communication consiste donc à :

  • apprendre à observer sans juger,
  • tenir compte du point de vue d’autrui (acceptation de l’autre),
  • prendre du recul sur ses propres perceptions,
  • vérifier ses interprétations avant de conclure,
  • adopter une posture relationnelle adaptée.

 C’est ici qu’intervient une compétence clé : l’assertivité. 


L’assertivité : c’est quoi exactement ? 


Être assertif, ce n’est ni être passif, ni agressif.

C’est savoir s’exprimer clairement, défendre son point de vue et ses droits sans empiéter sur ceux des autres.

L’assertivité repose sur :

  • le respect de soi,
  • le respect d’autrui,
  • une communication claire, posée et responsable.

👉 Elle permet de réduire les malentendus, d’améliorer les relations et de sécuriser les échanges, notamment dans les contextes professionnels (relation client, management, travail d’équipe).


Conclusion


Nous communiquons mieux lorsque nous acceptons que :

  • notre perception n’est pas universelle,
  • notre interprétation n’est pas la seule possible,
  • la réalité est filtrée par notre système de référence.

Observer, écouter, vérifier, reformuler et s’exprimer avec assertivité sont les piliers d’une communication efficace et respectueuse.