dimanche 22 février 2015

La communication verbale : comprendre la déperdition du message

Comprendre pourquoi un message n’est jamais transmis à 100 % et pourquoi l’écoute active est un levier majeur de performance relationnelle.



1. La communication : un processus non linéaire

La communication verbale n’est jamais un simple transfert d’informations. Entre l’intention de départ et le message transmis à un tiers, le contenu subit une série de transformations.

Chaque étape agit comme un filtre : formulation, perception, attention, compréhension, mémorisation, puis retransmission.

Point de repère

Plus le message circule, plus il peut s’éloigner de l’intention initiale. D’où l’importance de vérifier la compréhension, plutôt que de supposer.

2. Le schéma de déperdition progressive du message

Ce que je veux direIntention initiale100 %
Ce que je peux direLimites du langage90 %
Ce que je dis réellementFormulation réelle80 %
Ce que l’autre entendPerception70 %
Ce qu’il écoute réellementAttention60 %
Ce qu’il comprendInterprétation50 %
Ce qu’il retientMémoire25 %
Ce qu’il transmetReformulation10 %

Le surlignage progressif illustre la transformation et la perte du message à chaque étape.

Constat clé

Le risque majeur n’est pas “l’erreur”, mais l’illusion d’avoir été compris.

3. Pourquoi l’information se déforme

La déperdition de l’information est un phénomène naturel. Elle peut être amplifiée par :

  • les limites du vocabulaire et des formulations,
  • les biais cognitifs et les filtres personnels,
  • les émotions (stress, colère, fatigue),
  • le contexte (bruit, urgence, multitâche),
  • les expériences passées et interprétations.

4. L’écoute comme facteur clé

La qualité de la communication dépend autant de l’écoute que de l’expression. Une écoute partielle, distraite ou passive amplifie la perte d’information.

Mieux communiquer

Mieux communiquer, ce n’est pas seulement mieux parler : c’est avant tout mieux écouter.

L’écoute active (questions ouvertes, reformulation, validation) réduit le risque d’interprétation, sécurise la compréhension et limite les tensions.

5. Enjeux professionnels

Dans les environnements professionnels — relation client, management, formation, travail d’équipe — développer une écoute active, consciente et structurée permet de :

  • sécuriser la compréhension des messages,
  • améliorer la qualité des échanges,
  • renforcer la confiance et la coopération,
  • limiter les incompréhensions et les conflits.

6. Cas pratiques : manager, relation client et formateur

Pour illustrer concrètement la déperdition du message, voici trois situations où l’écart entre ce qui est dit et ce qui est compris produit des effets immédiats.

Cas pratique 1 – Manager / équipe

Phrase : « Il faut être plus rigoureux sur les délais. »

  • Intention : améliorer l’organisation (100%)
  • Réception : “pression” et “contrôle” (70%)
  • Rétention : “on va être sanctionnés” (25%)

Bonne pratique : préciser + vérifier : « Concrètement, cela signifie… Est-ce clair ? »

Cas pratique 2 – Relation client / client mécontent

Phrase : « Votre dossier est en cours de traitement. »

  • Intention : rassurer (100%)
  • Réception : “on ne s’en occupe pas” (70%)
  • Rétention : “aucune solution” (25%)

Bonne pratique : contextualiser : « Prochaine étape à… Je vous informe à… »

Cas pratique 3 – Formateur / apprenants

Situation : explication unique sans reformulation ni exercice.

  • Transmission : concept clé (100%)
  • Compréhension : partielle (50%)
  • Rétention : fragments (25%)

Bonne pratique : faire reformuler : « Comment le rediriez-vous avec vos mots ? »

7. Fiche “anti-déperdition” à imprimer

Fiche pratique – Réduire la déperdition du message

À utiliser en réunion, en relation client, en formation, en management.

Avant de parler

  • Quel est l’objectif du message (décision, information, action) ?
  • Quel est le niveau de contexte de l’autre (déjà informé / novice) ?
  • Quel risque de malentendu (termes, urgence, émotion) ?

Pendant l’échange

  • Parler simplement : 1 idée = 1 phrase courte.
  • Limiter les “implicites” : préciser qui fait quoi, quand, comment.
  • Utiliser une question de contrôle : « Est-ce clair ? » / « Qu’en retenez-vous ? »

Après l’échange

  • Faire reformuler : « Pouvez-vous me redire avec vos mots ? »
  • Résumer en 3 points maximum (action, délai, responsable).
  • Tracer si nécessaire (mail récapitulatif, CRM, compte rendu).

Phrase modèle (universelle)

« Pour être certain que nous nous comprenons : si vous deviez résumer en une phrase, qu’est-ce qui est le plus important ? »

Astuce impression

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8. Conclusion

Comprendre la déperdition du message permet de relativiser les malentendus et d’adopter une posture plus attentive et plus professionnelle.

Mieux communiquer, ce n’est pas viser la perfection du discours, mais créer les conditions d’une compréhension partagée.

samedi 14 février 2015

Gestion de la Relation client (GRC ou CRM)

« Au lieu de se concentrer sur un produit à la fois en essayant de le vendre au plus grand nombre possible, concentrez-vous sur un client à la fois et essayez de lui vendre autant de produits que possible. » Peppers & Rodgers

Les apports des réseaux sociaux à la Gestion Relation Client (GRC ou CRM)

Les réseaux sociaux rendent désormais possible l’accès au marketing one-to-one et au marketing relationnel, ou individualisé, qui est centré sur la création d’un flux régulier de transactions, est orienté vers le long terme, donne la priorité au dialogue et à la collaboration avec les clients et les affiliés ; il cherche à fidéliser les clients et a pour objectif d’augmenter la « part de client » et pas seulement la « part de marché ». Enfin, le marketing relationnel traite les clients de manière différenciée. Pour permettre tout cela, de nombreuses entreprises ont dû apprendre à utiliser les réseaux sociaux et certains se sont trompés ou ont cumulé les erreurs. Néanmoins, ceux -ci leurs ont apporté un moyen de communication et de diffusion extrêmement rapide et perfectionner, et dont la portée ne se limite pas à une zone géographique ou une catégorie démographique.
En effet, les réseaux sociaux permettent aux entreprises de contacter plus facilement leurs clients grâce au dialogue quasi permanent. Cela donne accès à une interaction irremplaçable et indispensable si l’entreprise désire réellement connaître ses clients et adapter ses produits, offres, communications ou publicités à ceux-ci. Un des avantages considérables des réseaux sociaux est le fait que tout peut s’exécuter en temps réel. C’est là que le Social CRM a toute son importance car les données issues des réseaux sociaux permettent de faire des profils de clients, l’entreprise peut prendre en compte très rapidement les changements d’envie, de besoin, de situation de ses clients grâce au dialogue, au partage, à l’échange, et adapter tout aussi rapidement son offre.

La GRC en e-commerce

Depuis l’apparition des réseaux sociaux et du e-commerce, l’entreprise passe de l’optique de production à l’optique client, ce dernier étant devenu plus difficile à satisfaire et très exigeant puisqu’il peut désormais comparer l’offre globale et d’un simple click se déplacer d’un site à l’autre, d’une offre à l’autre, d’une marque à l’autre ou simplement se désabonner d’une page Facebook (ou d’un compte twitter) à la moindre déception. C’est ainsi que la gestion de la relation client sur les réseaux sociaux va devenir déterminante pour la réussite dans le commerce électronique : toute l’organisation doit être tournée vers le client. La réussite dans le commerce électronique devra son salut à la bonne gestion de la relation client de la première visite du site, en passant par les réseaux sociaux jusqu’à la livraison et l’après vente.
L’e-CRM (ou gestion de la relation client électronique) correspond bien aux canaux Internet (email, formulaires web…). Mais l’e-CRM est aussi le domaine à part entière de la gestion de la relation client à travers le site web. Pour un site de commerce électronique, il s’agit par exemple de personnaliser l’interface selon le profil de l’internaute, profil établi soit grâce à des informations déclaratives, soit en analysant en temps réel son comportement (où clique-t-il le plus souvent ?) sur le site web.

Sécurité et marketing

Il y a une dizaine d’années, trois entreprises sur quatre présentes sur le marché de la vente en ligne (via Internet) considéraient les possibles failles de la sécurité des transactions comme un frein au développement du e-commerce. Avec  l’euros, l’ensemble des e-commerçants avait déjà énormément investi dans ce domaine. Ainsi, la sécurité des transactions n’est plus une priorité que pour 5 % d’entre eux. Notons qu’à cette période, 91 % des sites de vente en ligne proposent un système de sécurisation des transactions et 98% disposent d’un système de sécurité pare-feu (ou coupe-feu, garde-barrière ou firewall en anglais, est un système permettant de protéger un ordinateur ou un réseau d’ordinateurs des intrusions provenant d’un réseau tiers – notamment Internet). Si, dans la vente à distance, la relation avec le client n’est plus un face-à-face physique, elle n’en reste pas moins primordiale pour convaincre l’acheteur potentiel de concrétiser son désir d’achat, et mieux encore de le renouveler. Marketing et relation client sont pressentis par les entreprises ayant une activité de vente sur Internet comme les actions clés pour gagner la confiance de nouveaux consommateurs. Ces actions concentrent 40 % des coûts annuels des sites marchands. Aujourd’hui la plupart des sites de vente en ligne possèdent une rubrique concernant la sécurité et le respect de la vie privée des internautes, clients ou prospects. Par exemple, le site de Hewlett Packard que les informations personnelles recueillies au cours de la navigation (avec le consentement de l’internaute) permettent à l’entreprise de mieux connaître les besoins et intérêts de l’acheteur potentiel afin de lui fournir un meilleur service. De la même façon, nous trouvons un article concernant la protection des données personnelles sur le site de Dell. Cet article explique que les informations personnelles du client peuvent être partagées avec d’autres entités de Dell, des « agents ou des sous-traitants agissant pour le compte de Dell. Dell peut transférer ces données personnelles à ses filiales, lesquelles peuvent être situées en dehors de l’Espace Economique européen tel que Dell Inc aux Etats-Unis, dans ce cas Dell assurera une protection adéquate pour sauvegarder vos données personnelles.»

Les dispositifs commerciaux et marketing spécifiques d’Internet

La technologie d’Internet a permis l’arrivée de la gestion de la relation client, en effet, grâce à Internet – nous l’avons vu précédemment – l’information et la communication se sont considérablement simplifiées et développées. La gestion de la relation client a donc profité de cette technologie pour mettre en place des dispositifs spécifiques dans le domaine de la relation avec les internautes. En 2005, neuf sites Internet sur dix procurent une adresse e-mail ou un numéro de hotline pour permettre l’accompagnement des clients au-delà de l’acte d’achat. Ceci reste relativement passif, mais notons que 88% des sites de e-commerce se sont mis à l’e-mailing en envoyant des messages publicitaires à leurs clients. D’autre part, 90% des e-commerçants proposent des opérations tarifaires ponctuelles, c’est-à-dire qu’ils fournissent des offres à des prix plus intéressants pour leurs clients. Les opérations de ce type les plus fréquentes sont des soldes ou des promotions (elles représentent 80% des opérations tarifaires), suivies des offres de livraison gratuite (51%). Nous remarquons également que si 84 % des sites proposent des guides et des conseils en ligne, et 68 % disposent d’un moteur de recherche, certaines fonctionnalités propres à Internet tels que les forums et les salons de discussion (chats) ne sont encore que très faiblement utilisées. En effet, 6 % des sites web proposent un forum, et 3 % un chat. Le développement du commerce Internet s’effectue aujourd’hui grâce à la progression de l’équipement des ménages en ordinateurs et en abonnements haut débit. Cette progression passe également par ce changement d’optique de l’entreprise : celle-ci se tourne plus vers le client et communique, et interagit même, encore plus avec lui, ce qui permet de mieux connaître les besoins du client, de mieux les satisfaire et de là d’augmenter la fréquence et/ou le volume d’achat.
Dans le domaine du marketing, il existe ce que l’on appelle le permission marketing. Celui-ci consiste à ne communiquer qu’avec les clients consentants, qu’ils l’aient implicitement ou explicitement autorisé. Le taux de retour des campagnes marketing de ce type est beaucoup plus élevé que celui des campagnes dites forcées, puisque le client consent à recevoir l’offre. Mais le permission marketing comprend plusieurs nuances. Ainsi, on parle de procédés opt-in et opt-out, qui précèdent une autre nuance, celle de l’implicite et de l’explicite. Prenons un exemple très simple pour expliquer cela. Sur un site Internet, nous trouvons quelques fois une case « Me proposer des offres par email ». Dans le cas de l’opt-in, cette case existe en effet, et le client peut choisir de la cocher ou non pour indiquer s’il est intéressé. S’il s’agit d’opt-out, la case n’existe pas et le client reçoit directement un e-mail d’offre ou de publicité avec l’option de réponse « ne plus m’envoyer de propositions ». La nuance entre implicite et explicite se retrouve dans un cas d’opt-in : si la case que nous avons mentionnée est déjà cochée, la réponse est implicite, mais si c’est l’internaute qui doit la cocher, sa réponse est considérée comme explicite. Notons que dans les cas où le client accepte explicitement de recevoir des offres ciblées les campagnes ont un taux de retour largement supérieur aux autres.

Les PME et la gestion de la relation client

Nous pourrions nous demander si la gestion de la relation client est uniquement réservée aux grandes entreprises, ou si les PME (petites et moyennes entreprises) peuvent également l’adopter. Il y a quelques années quelques PME étaient équipées de progiciels de GRC (23%), aujourd’hui toutes indiquent y réfléchir ou être en train de déployer une solution de ce type.
D’après Serge Jovanovic, quelle que soit la taille de l´entreprise, le client devrait être au centre de toutes les préoccupations. Elle vise à définir précisément la place à accorder au client dans l´entreprise en se posant en amont les bonnes questions. Par exemple : souhaite-t-on fidéliser le client ou en tirer profit à court terme ? La réponse dépend bien entendu aussi du secteur d´activité. Ainsi, d’après lui, la gestion de la relation client n’est pas seulement réservée aux grandes entreprises. Les PME peuvent elles aussi mettre en œuvre pratiques et outils pour mieux se recentrer sur leurs clients, et cela peut même se faire à moindres frais. En effet, la GRC ne réside pas uniquement dans les logiciels ou progiciels, à une échelle de PME, il est tout à fait possible d’utiliser les outils de bureautique classique tels que Excel ou Access pour mettre en place des bases de données complètes. Ces deux outils permettent même d’exploiter les bases de données, en effet il est relativement facile de procéder à des requêtes pour segmenter les clients ou prospects. Il est également possible de lier les adresses e-mail de la base à son service de messagerie et ainsi d’envoyer directement à la liste sélectionnée. De plus, Access permet de créer des programmes gérant automatiquement des envois d’e-mails par exemple. D’autre part, si une entreprise n’a pas les moyens d’utiliser la technologie de la GRC, elle peut au moins en appliquer les principes. Par exemple, la plupart des entreprises communiquent et traitent avec leurs clients de différentes façons, notamment par e-mail, par téléphone et par lettre. Il est tout à fait possible pour une PME d’appliquer les principes de la gestion de la relation client en consignant ses rapports avec le client (l’entreprise prend note des dates d’échanges avec le client, de ce qui a été dit et par qui) dans un gestionnaire de tableaux (comme Excel), en surveillant le degré de solvabilité de ses clients sans oublier de consigner cela dans des rapports et enfin, en confiant à une seule personne le soin de s’occuper des contacts avec les clients, ou si l’entreprise a beaucoup de clients, elle peut confier des groupes de clients à différentes personnes. Notons que certaines grandes entreprises proposent des solutions de gestion de la relation client plus accessibles financièrement aux PME. Ainsi, les filiales françaises de Microsoft et Hewlett Packard ont construit une alliance pour lancer une offre de GRC composée d’un serveur et de solutions logicielles dont le prix (près de 40% moins cher que l’achat séparé de divers outils de GRC) devait satisfaire les contraintes budgétaires des PME. Microsoft et Hewlett Packard ciblaient cent mille entreprises françaises de vingt à deux mille employés.

Quelques exemples d’action GRC

Nous l’avons mentionné précédemment, un des exemples les plus éloquents de gestion de la relation client réussie est celui de l’entreprise Dell. Celle-ci met en exergue l’importance des relations directes qu’elle entretient tant avec ses clients qu’avec ses fournisseurs. En effet, le principe de Dell est de permettre à l’acheteur potentiel de choisir les éléments que va comporter le produit avant sa production, du moins avant son assemblage, permettant ainsi de le customiser selon les besoins et désirs du client. L’équipementier américain croit beaucoup en la fidélisation de ses clients et procède régulièrement à des actions marketing dans ce but. Ainsi lançait-il une « web TV» sur son site pour soutenir sa politique de GRC. Cette « web TV » propose une émission hebdomadaire destinée avant tout aux grands comptes. Au delà de cette initiative, des outils de chat et un Call back sont également proposés aux internautes afin qu’ils puissent poser des questions, participer au débat, ou bien expliquer leurs problèmes. Autant d’outils mis en place par Dell pour maintenir une relation forte et personnalisée avec ses clients, mieux connaître leurs préoccupations et pouvoir leur fournir une réponse adaptée par e-mail ou par téléphone. Dell a décidé de mettre en place un blog, pour améliorer la communication avec ses clients. Une création destinée à renouveler l’image de Dell, entachée par les critiques de clients mécontents sur leurs blogs et sur des forums de discussion. Echanges que l’on retrouve aujourd’hui sur les réseaux sociaux.
Parlons maintenant de Hewlett Packard, quatrième entreprise informatique mondiale, et quatrième française, elle fait partie leaders mondiaux dans les domaines de l’informatique, des solutions Internet et Intranet, du service et des communications. Cette entreprise proposait des solutions de gestion de la relation client, notamment aux petites et moyennes entreprises. Mais Hewlett Packard ne se contente pas de vendre ce type de solution, l’entreprise met également en pratique les politiques de cette démarche. Hewlett Packard garantit une clause de confidentialité sur les informations personnelles que le client peut avoir à fournir. Ainsi, lors de la visite du site Internet et de l’achat d’un produit, le client est amené à communiquer des informations le concernant. Il a le choix de permettre ou non à Hewlett Packard de les partager. L’entreprise enregistre ces informations et les analyse de manière à proposer une offre toujours plus personnalisée, tant à ses clients « grand public » qu’aux entreprises. De plus, à la suite d’un achat, Hewlett Packard propose au client d’inscrire son produit sur le site Internet de la compagnie. Ceci permet de faciliter les relations entre le client et le service après vente en cas de problème, mais également de donner à l’entreprise des informations sur le type de produits qui auront été achetés par une même personne ou entité. Pour mieux connaître les habitudes des consommateurs, notamment en matière d’impression, certaines marques comme Hewlett Packard ou Lexmark, ajoutent une application qui s’installe automatiquement  lors de la connexion d’une imprimante nouvellement achetée. Ce programme propose un lien vers une page Internet où l’acheteur peut inscrire le produit, mais il peut également transmettre des informations sur l’utilisateur de l’imprimante, telles que les fréquences d’impression en couleur, en noir et blanc, en mode photo etc. Précisons tout de même que Hewlett Packard demande le consentement explicite du client avant d’enregistrer les informations (opt-inexplicite) tandis que certaines entreprises proposent une case précochée acceptant l’enregistrement des données (opt-in implicite).
La gestion de la relation client est donc devenue indispensable pour toute entreprise qui souhaite avoir une rentabilité optimale. Les efforts marketing ne se concentrent plus seulement sur le produit, mais aussi (et même surtout) sur le client. La gestion de la relation client est donc tout à fait compatible avec le commerce électronique, elle est même incontournable. De plus, elle ne peut se contenter d’être une stratégie marketing, nous avons montré qu’elle devait en effet être une démarche de l’entreprise comprenant l’intégralité de celle-ci. Mais nous pourrions encore nous demander si les entreprises réussiront a effectuer tous les changements que nécessite la démarche CRM, en particulier les changements de mentalités indispensables concernant le partage de l’information au sein même de l’entreprise et l’émergence des réseaux sociaux qui positionne la marque différemment auprès de ses clients.

Les indicateurs de performance de la relation client à distance

Les indicateurs de performances qualitatifs mesurent efficacement la satisfaction client, mais il en existe d’autres qui permettent notamment de mesurer la satisfaction client et la « fidélité consommateur ». Le taux de décroché et le temps d’attente par exemple, qui représentent des « fondamentaux quantitatifs incontournables ».

En 2004, face à une forte croissance de leur activité, les professionnels de la relation client ont souhaité engager une démarche qualité pour apporter d'avantage de visibilité sur leurs prestations et faire reconnaître leur savoir-faire. 

Avec AFNOR Certification, ils ont créé la marque NF Service « Centre de relation client » (NF 345). 

Cette certification apporte aux clients des repères pour mesurer la qualité du service rendu et mobilise les collaborateurs autour d’un objectif commun : la qualité irréprochable de la relation client.

Les règles de certification NF 345 imposent des engagements à respecter comme par exemple le taux de décroché et le taux d’attente. 

Sa grille d’évaluation complémentaire à la conformité globale précise d’ailleurs les détails de ce qui est attendu par les centres de la relation client certifié NF345 : 

Accueil du client (95 %)

Le client est accueilli par un conseiller qui :
  • respecte au minimum une formule d'accueil définie en fonction du service,
  • s’identifie et identifie le client (le cas échéant),
  • présente clairement l’objet du contact (contact sortant).

 Découverte des attentes client (80 %)

Le conseiller se montre disponible, aide le client à s’exprimer et répond de façon claire et compréhensible.

Mise en attente (90 %)

Le conseiller annonce clairement au client, le cas échéant, la mise en attente (ou mise en garde) précédant la réponse.

Temps d’attente (90 %)

Le temps d’attente prédéfini ou annoncé au client est respecté.

Note : Cet item est en lien avec la DMT. En effet, les attentes annoncées trop longues sont préjudiciables au client et à l’efficacité globale du Centre de Contact Client.

Le temps d'attente ne doit pas excéder 3 minutes sans reprise de contact.

Conclusion du Contact (85 %)

Le conseiller client s’assure : 
  • de la compréhension réciproque des termes de l’entretien (contacts synchrones)
  • précise la suite donnée ou à donner (tous contacts)

Prise de Congé (85 %)

Le conseiller client assure une prise de congé courtoise avec au minimum une formule de politesse (tous contacts). Il laisse l’initiative au client de raccrocher (contacts synchrones).
  • La non-disponibilité du client n’est pas prise en compte par le conseiller (contact sortant).
  • Le client est interrompu, le Conseiller Client le met en attente de façon intempestive.
  • Le client raccroche pendant le temps d'attente lorsque le temps d'attente annoncé ou prédéfini n'est pas respecté.
  • Le cas échéant, autres situations inacceptables à définir selon le type et le contexte du contact (les situations inacceptables doivent être formulées avec une approche "vu du client")

Note :


1.  

La mesure correspondant à l’IS-5 - Le client est accueilli, pris en charge de façon adaptée et accompagné lors de son contact - doit être effectuée avec une approche globale en se positionnant comme le client : « a-t-il été accueilli, et accompagné de manière à ce que le traitement du contact soit conforme au service de référence promis ? ».

L’exigence est de 85 % de clients pris en charge de manière conforme.

Dans le cas où le client n’obtient pas le service de référence voir point n°2.

2.  

Si lors d’une évaluation, le traitement du contact n’atteint pas le service de référence, il conviendra alors de positionner le(s) manque(s) sur les items « accueil », « découverte », « traitement de la mise en attente », « conclusion » et « prise de congé ». Pour cela une grille reprenant ces items doit être disponible.

Selon l’approche du CCC, cette grille peut être utilisée pour chaque évaluation ou uniquement lorsque l’évaluation est considérée comme non conforme.

Les items listés ci-dessus permettent deux approches complémentaires :
  • Valider que le discours est conforme à un minimum requis (en terme de déroulé des phases du contact),
  • Suivre un niveau de qualité « supérieur » en lien avec les exigences internes ou du donneur d’ordre, sous réserve que celui-ci accepte une voie de progrès, c’est-à-dire accepte que le niveau actuel ne soit pas au niveau requis par lui, mais tende vers le niveau de référence.
3.  

Illustration du lien entre le pourcentage mis sur le service de référence et les pourcentages indiqués pour chaque item :

Par exemple, lors de l’évaluation d’un contact, celui-ci peut être considéré comme conforme vis-à-vis du service de référence, même s’il manque un élément comme la formule d’accueil, et si le client ne parait pas gêné par ce manque.

Toutefois, l’ensemble des mesures doivent permettre de conclure que 95 % des clients obtiennent un accueil conforme. 

La multiplicité des indicateurs de performance

En fonction des objectifs à atteindre les indicateurs de performance varient, l'un est toujours plus ou moins mis en avant par rapport à un autre, ils sont parfois mixés, divisés, additionnés, ..., chaque indicateur à son utilité et son importance.

Aussi, c’est "pour cette raison qu’il est important de modéliser les appels entrants via le processus de Poisson et d’en déterminer le temps d’attente par la formule Erlang-C. Ensemble, ils constituent la méthode sur laquelle on calcule les quantités qui répondrait aux questions soulevées lors de la planification et de la gestion d’un centre d’appels."

Pour pouvoir planifier correctement les ressources par exemple, il est nécessaire d’obtenir certaines données de départ. 

Pour un centre d’appels, ces données de départ sont : 
  • le nombre moyen d’appels par unité de temps (secondes, minutes, heures, etc.); 
  • le temps moyen de service (secondes, minutes, etc.); 
  • Intervalle de temps utilisé dans l’analyse (secondes, minutes, heures, etc.); 
  • Temps d’attente maximal (secondes, minutes, etc.) 
  • Nombre d’appels abandonnés; 
  • Nombre de lignes téléphoniques disponibles; 
  • Nombre d’agents disponibles. 

L’objectif de la planification est évidemment la rencontre d’un certain niveau de service souhaité. Les 
mesures de performance (ou dans le jargon les « indicateurs » de performance) servent à quantifier ce 

niveau de service.

La durée moyenne de Traitement (DMT) un autre indicateur.

La durée moyenne de traitement (DMT) reste pour ma part indispensable pour "préciser et ajuster" les ressources en fonction du volume d'appels prévu, mais ça passe aussi par l'adaptation du temps que l'on consacre à son "client" en fonction de son besoin" ce qui est évidemment pas très compatible avec un management fondé exclusivement sur la DMT. 

"Les centres de contacts ne veulent plus prendre le risque qu'un client insatisfait appelle plusieurs fois pour le même motif car, au final, cela augmente le coût de traitement de bout en bout de la demande. C'est pourquoi les entreprises préfèrent, aujourd'hui se concentrer sur le taux de résolution au premier appel.

Appels entrants, appels sortants, courrier, fax, email, sms, chat, réseaux sociaux, plateformes collaboratives, forums, visiophonie, face-à-face, ... pour atteindre les objectifs chaque activité appelle à la prise en compte d'indicateurs de performance.

Pour en savoir +, consultez la matrice de correspondance des indicateurs pour la Relation repris dans les "engagements à respecter" par les centres de relation client certifiés NF345.

Matrice de correspondance des indicateurs pour
la relation client a distance face a face et digitale

Vous l'avez compris, l'expérience, la bonne étoile ou le copié/collé de vos planning d'une année sur l'autre en priant pour que tout se passe bien n'est pas suffisant.

Les indicateurs de performance comme le délai d'attente, le taux de rebond, le nombre d'appels traitables, traités, le délai d'attente SVI, ...etc permettent d'obtenir une gestion de vos centre d'appel qui repose sur une prévision intelligente et correcte des volumes d’appels, du temps de traitement par les agents et autres paramètres.

A vous maintenant de déterminer les indicateurs que vous jugerez les plus utiles pour l'atteinte de vos objectifs, mais rappelez vous, Le taux de décroché et le temps d’attente par exemple, représenterons toujours des « fondamentaux quantitatifs et incontournables » et puis, même si vous n'avez pas aujourd'hui la certification AFNOR NF345 vous pouvez toujours vous fixer comme règle directrice celle-ci.

mardi 10 février 2015

Méthodes SBAM (et BAM) : la politesse commerciale qui améliore l’expérience client


À retenir en 30 secondes

SBAM = Sourire, Bonjour, Au revoir, Merci. C’est une “base” relationnelle qui agit sur la perception (accueil, respect, confiance) et donc sur l’expérience client. En 2026, SBAM reste essentiel en omnicanal : le “sourire” se traduit aussi par le ton, la clarté et la bienveillance à l’écrit.

Qu’est-ce que la méthode SBAM ?

La méthode SBAM est un repère simple utilisé en relation client et en vente (magasin, téléphone, accueil, support). Elle vise à créer une interaction positive, respectueuse et professionnelle, même quand l’échange est court.

Lettre Signification Objectif relationnel
S Sourire Mettre à l’aise, ouvrir l’échange, montrer une intention positive.
B Bonjour Reconnaître la personne, lancer un contact clair et poli.
A Au revoir Clôturer proprement, laisser une impression positive.
M Merci Valoriser l’échange, renforcer le respect et la considération.
Point pédagogique

SBAM ne remplace pas les compétences métier (conseil, technique, vente). Il améliore la qualité perçue et la fluidité de l’échange. C’est un “socle”.

Pourquoi ça fonctionne (psychologie & image)

Dans la relation client, la perception compte autant que le contenu. SBAM agit sur des signaux immédiats : respect, disponibilité, intention positive, professionnalisme.

Effet “premières secondes”

Un bon démarrage (S + B) réduit la tension, facilite l’écoute, et augmente la coopération du client.

Effet “dernière impression”

Une clôture propre (A + M) renforce la mémorisation positive et la probabilité de retour.

Attention au “SBAM mécanique”

Dire les mots ne suffit pas. L’intention doit être cohérente : ton, posture, regard, écoute. Sinon, l’effet peut être contre-productif (perception d’automate ou de fausse politesse).

SBAM en omnicanal : téléphone, email, chat, magasin

En 2026, une partie importante des échanges se fait à distance. SBAM reste valable, mais le “Sourire” se traduit différemment selon le canal.

Canal Comment “Sourire” se traduit Bon réflexe
Magasin / accueil Visuel : sourire, posture ouverte, regard Accueillir rapidement + disponibilité non verbale
Téléphone Vocal : intonation, rythme, énergie, sourire “dans la voix” Articuler, parler calmement, reformuler
Email Écrit : clarté, politesse, structure, ton bienveillant Objet clair + réponse structurée + formule de fin propre
Chat / messageries Écrit court : empathie, précision, réassurance Salutation + phrases simples + confirmation de compréhension
Astuce formateur

En omnicanal, SBAM devient aussi un standard de cohérence : le client doit sentir la même qualité de relation, quel que soit le canal.

Exemples concrets et mini-scripts

Exemple 1 – Magasin (accueil simple)

SBAM

S : sourire + regard. B : “Bonjour, bienvenue. Je peux vous aider ?” A : “Au revoir, bonne journée !” M : “Merci et à bientôt.”

Exemple 2 – Téléphone (support / SAV)

Script (très efficace)

B : “Bonjour, [Prénom] à l’appareil, je vous écoute.”
S : ton calme + empathie : “Je comprends, on va regarder ça ensemble.”
A : “Au revoir, je vous confirme : [résumé de la solution / prochaine étape].”
M : “Merci pour votre appel, et n’hésitez pas si besoin.”

Exemple 3 – Email (réponse à une demande)

Structure recommandée

Bonjour [Nom],
Merci pour votre message. Voici les éléments :
1) …
2) …
Si vous le souhaitez, je peux aussi …
Merci et au revoir,
[Signature]

Exemple 4 – Chat (interaction courte)

Modèle “pro”

Bonjour ! Je m’en occupe. Pour être certain : vous souhaitez… (reformulation).
Parfait, voici la solution : …
Merci et au revoir !

BAM vs SBAM : quelle différence ?

On rencontre souvent deux versions :

BAM

Bonjour, Au revoir, Merci. La politesse “universelle” du quotidien, utilisable partout, même hors contexte commercial.

SBAM

BAM + Sourire. Dans la vente et la relation client, le sourire (ou son équivalent vocal/écrit) renforce l’accueil et l’image professionnelle.

Cas particuliers

Dans certains métiers (pompes funèbres, police, situations de crise), le sourire peut être discret ou absent. L’essentiel est la posture de respect, la sobriété, et la qualité de l’écoute : le SBAM se traduit alors par le comportement (et non par l’expression faciale).

Conseils de formateur : s’entraîner et mesurer

SBAM devient efficace quand il est naturel. Pour y parvenir, voici une méthode simple de formation.

Exercice (10 minutes) – “Sourire canal”
  1. Fais une phrase neutre : “Je vais m’en occuper.”
  2. Dis-la en mode “fatigue” (sans sourire), puis “professionnel” (avec intention positive).
  3. Recommence en chat (écrit) : version sèche vs version claire et bienveillante.
  4. Compare l’impact ressenti : ton, rythme, clarté, perception.
Indicateurs simples (terrain)
  • Remontées “accueil” dans les verbatims clients (à chaud),
  • Réduction des tensions et escalades (moins de conflits),
  • Meilleure coopération (client plus réceptif),
  • Qualité de clôture (moins de “rappels” inutiles).

Conclusion

SBAM est une politesse commerciale simple, mais puissante : elle améliore la perception, la confiance et la qualité de la relation, en présentiel comme à distance. BAM reste la base universelle de la politesse. La différence se joue sur l’intention, la cohérence et l’adaptation au canal.

dimanche 8 février 2015

Relation client à distance : 3 minutes pour tester votre potentiel de vente par téléphone !

Le Cabinet SIL-COM ( http://silcom.fr/ ) : organisme de formation professionnelle continue spécialisé dans la vente, la relation client et la communication au téléphone vous propose de réaliser un petit test sur votre capacité à vendre par téléphone (convaincre,écoute, technique, méthode, ...)

En moins de 3 minutes vous en saurez un peu plus sur votre potentiel de vente par téléphone, lancez-vous.


Perspective e-commerce 2015 "la volonté de consommer librement"

Quelles perspectives pour le e-commerce en 2015 ?

Issue d'une étude de terrain a étée réalisé du 26 au 31 décembre 2014 auprès d'un échantillon de 1009 individus représentatif des e-achetteur de 18 à 74 ans. Le 27 janvier 2015 la FEVAD/CSA a présenté lors d'une conférence de presse le baromètre des perspectives pour le e-commerce en 2015.

  • Quelles perspectives d’achat online en 2015? 
  • Quel usage du Smartphone, de la tablette dans ces achats? 
  • Quelles nouvelles tendances de consommation?

Que faut-il retenir pour 2015 ? 

Fin 2014, le moral des Français est en déclin (avenir personnel : 47% vs. 57% d’avis favorables en décembre 2013 / avenir de la société : 27% vs. 32 en décembre 2013) et la reprise économique faible. 

Dans ce contexte, les Français cherchent à consommer autrement 

⇒ La volonté de consommer librement, quand ils le souhaitent 

  • 72% des français sont favorables à l’ouverture des magasins en soirée et le dimanche 

⇒ La volonté de consommer en partageant 

  • Seule la moitié des livres achetés en 2014 était neufs. 
  • Une forte croissance du marché de l’occasion dans l’électroménager, l’ameublement, les produits audio-visuels, le jardinage/bricolage 
  • 54% sont intéressés par des transports partagés (17% l’utilisent) avant tout pour des 
  • raisons financières mais aussi car c’est un moyen de rencontrer d’autres personnes 
  • 60% des français intéressés par les objets connectés 

⇒ La volonté de consommer en toute sécurité 

  • 85% des Français sont préoccupés par la protection des données personnelles sur Internet 

2014 et tendances 2015

  • En 2015, 90% des e-acheteurs déclare envisager d’acheter autant ou autant sur Internet qu’en 2014.
  • Une forte progression des équipements mobiles. Désormais plus de la moitié des e-acheteurs sont équipés d’une tablette.
  • Auprès des équipés, la tablette devance nettement la Smartphone en termes de support utilisé pour l’achat online. 
  • Bien que moins utilisé, le Smartphone possède un « noyau dur d’actifs » : plus de la moitié des utilisateurs achètent sur Internet au moins une fois par mois. 
  • Un tiers des e-acheteurs installe des applications marchandes sur leur tablette ou Smartphone, mais plutôt celles de leurs enseignes préférées
  • En 2015, des achats sur Smartphone envisagés dans le domaine du tourisme, de la mode et des produits culturels (billetterie compris)
  • Une fréquence d’utilisation projetée en 2015 en hausse pour les QR codes, l’utilisation du mobile en magasin et la géolocalisation.
  • Des objets connectés peu utilisés mais qui tendent à être davantage adoptés en 2015
  • L’utilisation de données personnelles est un sujet sensible, mais auquel quasiment 1/3 des e-acheteurs sont favorables. 

Ce qu’il faut retenir et quelles perspectives pour le e-commerce en 2015 ?

Une nouvelle fois, la conjoncture n’aura que peu de prise sur le comportement d’achat des e-acheteurs. 90% envisagent d’acheter la même part ou plus sur Internet qu’en 2014 

De mieux en mieux équipés, les e-acheteurs ont effectué davantage d’achats via leur tablette ou Smartphone en 2014 et de façon plus fréquente. Un m-commerce boosté par les forfaits 4G et les équipements grands écran Les e-acheteurs confirment leur engouement pour la consommation collaborative et se projettent fortement dans l’achat en vente direct Les objets connectés sont encore utilisés de façon confidentielle mais davantage d’utilisateurs sont à prévoir en 2015.

Pour en savoir + et télécharger l'étude, cliquez ici :

100% Web - Pôle emploi multicanal révolutionne l'accompagnement des demandeurs d'emploi

Pour imaginer la naissance du nouveau service d'accompagnement des demandeurs d'emploi, "100% Web", petit retour rapide en 2010 à Etables en Ardèche ou l'on parlait déjà de service de "visio conférence".

Né de l'initiative du Relais de Services Publics de l'Ardèche qui à pour mission de permettre l’accès direct et simplifié à toute information et rendre le citoyen le plus autonome possible  dans ses recherches administratives, La Communauté de communes de Tournonais avait souhaité mettre en place un service de "visio conférence" dans le cadre des "entretiens avec Pôle Emploi". Les autres services publics n'était pas demandeurs de cette prestation. 

Comment se déroulait un "visio entretien avec pôle emploi"?

Le relais "lieux de permanence" etait situé dans un secteur rural très dispersé. La ville la plus proche, Tournon-sur-Rhône, est située à 15 kilomètres. La permanence avec Pôle Emploi se déroulait une fois par mois. La première fois lors de leur inscription, on laissait le choix aux demandeurs : aller à Tournon ou se rendre dans cette permanence et utiliser la visioconférence.

L'animatrice affectée à cette mission avait reçu une formation sur l'utilisation des outils informatiques. Les demandeurs étaient seuls dans le bureau de la permanence, c’est l’animatrice qui lancait le logiciel "Skype" pour la mise en "visio conférence".

2015, Pôle emploi transforme l'essai des 20 utilisateurs ardéchois(es) en généralisant le 31 mars prochain l'accompagnement des demandeurs d'emploi 100% web (lancement le 18 mars 2015 dans le Nord Pas de Calais), mais attention tous ne pourront y prétendre. 

Le suivi 100% web est un nouveau canal de contact ajouté à ceux existants chez Pôle emploi tels que l'entretien physique, téléphonique, les mails, les ateliers, ... "l'accompagnement guidé dématérialisé des demandeurs d'emploi" est une nouvelle manière d'accèder aux services de Pôle emploi, c'est une offre de service qui révolutionne la communication avec les conseillers : Chat, Vidéo, ...). L'expérience en cours à Paris démontre par exemple que les démandeurs sont plus régulièrement en contact avec leur conseiller, la relation parait plus personnalisée. 

Le 100% web s'adresse aux demandeurs d'emploi qui relèvent forcément d'un accompagnement guidé, ils seront pré ou identifiés lors d'entretiens de suivi sur la base du diagnostic du conseiller, également en tenant compte d'un faisceau d’indices sur l’utilisation d'internet par le demandeur d'emploi (inscription en ligne, consentement à recevoir des infos par email, CV en ligne, abonnement aux offres, communication par skype, inscriptions sur les réseaux sociaux,…).

Les utilisateurs devront être volontaires, posséder un ordinateur (PC ou Mac) avec webcam ou une tablette, ainsi qu’un accès à internet, ils consentiront, via leur espace personnel à utiliser les services 100% web.

Flexible  et réversible : le demandeur d’emploi conservera la possibilité de se rendre dans une agence si besoin, ou faire le choix de revenir sur un accompagnement traditionnel sur simple demande ou suite au diagnostic de son conseiller.

Les conseillers qui accompagneront les demandeurs d'emploi en utilisant ce nouveau canal de contact ont un portefeuille exclusivement composé de demandeurs d'emploi en modalité guide dématérialisé. Les conseillers sont volontaires pour ce mode d'accompagnement, ils disposent de compétences adaptées à ce mode de communication et développées grâce à un cursus de formation spécifique, ils travaillent par ailleurs dans un espace dédié, adapté aux entretiens par visio, le poste de travail est adapté à l’usage des nouveaux canaux de contact : Écran plus large, webcam, Casque audio, Applicatifs de mise en relation, ...

En test dans certaines Région de France le "100% Web" a recueilli un taux de satisfaction de 97% auprès des demandeurs d'emplois utilisateurs. (résultats enquête IPSOS juin 2014 auprès de demandeurs d'emploi en Guidé dématérialisé)

Le 100% Web est sans conteste la démonstration d'une volonté forte de s'adapter aux nouveaux besoins et usages du public en matière de communication.

L'accompagnement dématérialisé des demandeurs d'emploi est en marche et tout comme à le nouveau canal de contact, "Face to Free", le service de visio assistance des utilisateurs de Freemobile et Freebox, je souhaite bonne chance et réussite au 100% Web de Pôle emploi !

En savoir + sur le nouveau canal de contact "100% Web" de Pôle emploi :

Eddy LEMAHIEU
#LADREC







Innovation et nouveau canal de contact, la "visio assistance" débarque chez Free !

Lundi 9 février 2015, Free innove en proposant un nouveau service en direction de ses utilisateurs souhaitant obtenir une assistance visuelle pour leurs Freebox ou leurs forfaits mobiles Free.

Baptisé « Face To Free » ce nouveau service est accessible très simplement après avoir téléchargé l'application gratuite disponible pour les téléphones équipés du système Android, et très prochainement sur iOS (iPhone). Ce service est également accessible depuis le site d'assistance de Free depuis un ordinateur équipé d'un navigateur compatible.

"Face to Free" est un nouveau canal de contact venant s'ajouter à tous les canaux de contact proposés par le service d'Assistance aux Freenautes (assistance en ligne personnalisée, par email, courrier, téléphone, tchat, Assistance Technique de Proximité, FAQ, conseiller virtuel, présence sur les réseaux sociaux, forums et newsgroups, assistance en langage des signes via visio), ce nouveau dispositif vient renforcer la proximité de Free avec ses abonnés. Il confirme par ailleurs sa volonté et capacité à innover dans la perspective immuable d'offrir un service d'excellence à l'ensemble des Freenautes.

lundi 2 février 2015

RELATION CLIENTS À DISTANCE : Comprendre l’absentéisme pour le prévenir


L’absentéisme représente un coût pour l’entreprise : le coût des salaires perdus, mais aussi celui de la non-qualité générée par les absences, de la charge de travail pour les salariés présents et des difficultés d’organisation pour le remplacement des absents. Une augmentation du taux d’absentéisme est un symptôme dont il faut rechercher les causes pour pouvoir les traiter. Poser la question de l’absentéisme revient à examiner le rapport des salariés avec leur travail.

En partenariat avec Entreprises et Cités, Cliadis et l’ARACT, la Maison de l’Emploi vous propose une réunion d’information pour comprendre l’absentéisme et comment le prévenir. Après la restitution d’une étude menée par l’ARACT en 2014, le témoignage d’une entreprise du secteur de la relation clients viendra éclairer la compréhension de ce phénomène.

Cette réunion d’information est destinée aux entreprises (tous secteurs) et aux professionnels de l’emploi. Elle se tiendra : 

Jeudi 12 février 2015 de 09h15 à 11h30 à la Maison de l’Emploi 
(Ferme Dupire - 80 rue Yves Decugis - 59650 VILLENEUVE D’ASCQ).

Pour en savoir + et vous inscrire en ligne, rendez-vous sur le web de la maison de l'Emploi de Villeneuve d'Ascq : http://www.maison-emploi-vamb.fr/Comprendre-l-absenteisme-pour-le

Typologie : Questionnement

Typologie : Questionnement https://t.co/31ppac6eEE — LADREC (@Ladrec) September 28, 2013