vendredi 27 février 2015

Infographie : 650 millions de chinois sur internet mais pas sur les réseaux sociaux du reste du Monde !

L’utilisation des médias sociaux continue de croître à travers le monde, et la Chine ne fait pas exception. Avec une population d'utilisateurs Internet de 650 millions soit deux fois la population de l'ensemble des États-Unis, adepte de la censure elle interdit aux internautes de participer aux réseaux sociaux qui dominent le reste du monde en popularité, ils se connectent donc sur leurs propres plates-formes, comme Tencent Weibo.

Tencent Weibo [ http://t.qq.com/ ], selon wikipédia est un réseau social qui connecte tous les utilisateurs ensemble, similaire à Sina Weibo . Il améliore la communication entre amis. Les utilisateurs peuvent partager photos, vidéos et texte avec une limite de 140 caractères. La fonction de republication de Tencent Weibo est similaire à Twitter de l '"retweet", qui est répondu par @ forme. En comparaison, Tencent Weibo encourage les utilisateurs à créer de nouveaux sujets de leur propre chef. Avec le soutien de QQ , Tencent n'a pas l'intention de lancer Tencent Weibo à un niveau stratégique, mais comme une tactique de marketing pour freiner concurrents.

De nombreuses célébrités chinoises sont utilisateurs, y compris, Ma Huateng, Zhou Hongyi , et Liu Xiang Jet Li, le nombre d’utilisateurs dépasse aujourd’hui le demi-milliard face à facebook 1,3 milliards d’utilisateurs).

En Chine, 70% des utilisateurs de médias sociaux sont âgés de moins de 35 ans (30% ont entre 26 et 30), ils  passent  de cinq à six heures par semaine sur internet alors que les Américains une moyenne 90 minutes par jour sur les réseaux sociaux et 38% des consommateurs prennent leurs décisions d'achat à partir des avis et ‘ cruciale de se connecter et influencer les décisions d'achat.

Vous l’avez compris difficile pour les marques de faire passer le message à travers tous ces hashtags minutieusement travaillés par les pros du marketing et la richesse de leurs contenus soigneusement organisée pour créer le besoin, donner l’envie d’acheter.


Pour communiquer avec leurs clients et futurs potentiels clients, les marques n’investissent pas sans une stratégie sociale spécifique à la Chine. Certaines marques multinationales américaines comme Coca-Cola ont établi une présence sur ces réseaux.

Coca-Cola a bien saisi compris que les données de profil de la clientèle offerts par ces réseaux est comparable à ce que nous sommes habitués à renseigner sur Facebook, Google et d'autres réseaux plus familiers, mais la plateforme Tecent Weibo ou Tencent QQ va beaucoup plus loin dans certains cas.

Ainsi, le réseau "Tencent Weibo", permet par exemple d’obtenir des informations comme le nom, l’anniversaire et le sexe du consommateur, mais fournit également des points de données supplémentaires comme l'adresse personnelle de l’internaute, le niveau d'éducation, le code de l'industrie et si oui ou non l'utilisateur participe sur le site sous un vrai nom (un niveau de la vérification totalement inouïe pour les utlisateurs de réseaux sociaux comme Twitter par exemple). 

Tencent Weibo deux et Tencent QQ offrent des données graphiques sociales détaillées qui permet aux marketeurs d'exploiter les réseaux de leurs publics cibles.

Infographie 2015 - La chine et les médias sociaux


Acteurs de la relation client à distance de Clermont-Ferrand, Acticall recrute !

Le Groupe Acticall, installé à Clermont-Ferrand, annonce l’ouverture de 50 nouveaux postes en CDI à pourvoir avant le 31 mars 2015. En partenariat avec le Pôle Emploi, ce plan recrutement vise à renforcer les effectifs pour la gestion des services clients d’entreprises leaders dans les secteurs de l’énergie et des télécommunications.


"Ces 50 nouveaux conseillers clients seront intégrés au travers de quatre sessions de recrutement (une par semaine) jusqu’à la fin du mois de mars 2015. Pour les accompagner dans leur prise de poste, Acticall prévoit un programme de formation d’une durée de quatre semaines. 

Au programme : formation au métier de conseiller client (techniques de communication écrite et orale, bureautique, révision des savoirs de base, travail en équipe, découverte de la relation client à distance, double écoute…) et à l’environnement de la marque". précisent les recruteurs. 


Acticall recherche des candidats ayant une bonne élocution, le sens du contact client, des aptitudes informatiques et une capacité à travailler en équipe. Les candidats sélectionnés rejoindront les 500 collaborateurs d’Acticall Clermont-Ferrand.


Ces postes sont handi-accessibles et offrent diverses possibilités d’évolution.
Les candidats intéressés peuvent dès maintenant envoyer leurs candidatures à l’adresse mail suivante : recrutclermont@acticall.com




A propos du Groupe Acticall

Acticall est un Groupe de Services intégrés à valeur ajoutée permettant de couvrir l’ensemble des périmètres de la Relation Client au travers de ses 5 filiales : Conseil en Relation Client (Extens Consulting), Formation en Relation Client (Learning CRM), Centres de Contacts (Acticall), Agence Conseil Digital-CRM (The Social Client) et Services Technologiques et Solutions Intelligentes en Relation Client (Novagile). 

Avec 180 M€ de chiffre d’affaires en 2014, le Groupe Acticall est le 4e outsourceur français et compte 7 250 salariés répartis sur 18 sites, dont 13 en France, 3 au Maroc, 1 en Côte d’Ivoire et 1 au Brésil. 

Depuis 2009, CREADEV détient 45% du capital du Groupe Acticall ; le restant du capital étant détenu par les dirigeants fondateurs du Groupe. Acticall propose à ses clients grands comptes, privés ou publics (American Express, BNP Paribas, Bouygues Telecom, Orange, Canal+, PMU, EDF, GDF SUEZ, Ministère de la Santé, Voyages-scnf.com, Leroy Merlin, Nespresso, Gras Savoye...) des solutions d’externalisation de leurs plateformes de Relation Client multicanal (appels, e-mails, courriers, chat, web…) en flux entrants et sortants. 

Structuré autour de solutions innovantes, industrielles et qualitatives, le positionnement du Groupe repose sur 3 axes : une forte expertise métier avec une logique « clients premium », un accompagnement technologique en amont et en aval des projets ainsi qu’un positionnement social et qualitatif fort. Acticall est, depuis 2005, doublement certifié NF Service - 345 - Centre de Relation Client (norme européenne NF EN 15 838) et Label de Responsabilité Sociale, et depuis 2012, signataire du Pacte Mondial des Nations Unies.

Pour plus d’information sur le Groupe Acticall, rendez-vous sur le site Internet :www.groupe-acticall.com

En savoir + sur les emplois proposés :

"partager l'information est une manière d'apporter notre pierre à l'édifice, pour l'emploi, l'emploi et l'emploi. ☺"

jeudi 26 février 2015

Forum de la relation clients à distance le 09 avril 2015


La quatrième édition du Forum de la relation clients à distance se déroulera le JEUDI 09 AVRIL 2015 à l’Espace Concorde (Villeneuve d’Ascq - Nord France). 

Les visiteurs seront accueillis gratuitement de 10h00 à 17h00.

Au programme de cette journée vous rencontrerez les employeurs et organismes de formations de formation qui se tiennent à votre disposition pour répondre à vos questions, vous présenter les métiers de la relation client à distance, parler emploi, formation professionnelle. 

dimanche 22 février 2015

E.R.I.C. ou la technique de traitement des réclamations

Désamorcer la colère, comprendre la demande, sécuriser la relation et accompagner le client : ERIC et ERICA sont des méthodes structurées pour traiter les réclamations, à distance comme en omnicanal.


Sommaire

1. La réclamation : définition et enjeux

Une réclamation est une plainte, un reproche ou une insatisfaction exprimée par un client, qu’elle soit fondée ou non. Elle peut concerner un produit, un service, un délai, une information ou un comportement.

Principe fondamental

Un client qui se plaint est un client qui donne encore une chance à la relation.

2. Les principes clés d’ERIC

ERIC est une technique structurée de traitement des réclamations. Elle s’appuie sur une logique simple : on ne résout pas un problème tant que l’émotion et la demande ne sont pas clarifiées.

3. ÉCOUTER : laisser s’exprimer le client

Écouter ce que le client veut vous dire. Faites-le s’exprimer en vous efforçant de ne pas parler plus de 20% de la durée totale de la conversation. Posez des questions ouvertes et ponctuez vos propos de quelques affirmations (reformulations courtes) afin de l’encourager à vous parler.

Repère formateur

Objectif : 80% client / 20% conseiller, avec une écoute active et des relances ouvertes.

4. RÉCAPITULER : valider la demande et le ressenti

Récapituler la demande. Accusez réception et dites au client que vous voyez bien ce qu’il attend de vous. Dites-lui que vous comprenez sa situation et ses sentiments (à votre égard ou à l’égard de l’entreprise). Rappelez-vous qu’à ce stade, vous n’avez pas besoin d’être d’accord pour autant.

Phrase utile

« Si je résume, vous attendez… et ce qui vous a surtout déçu, c’est… Est-ce exact ? »

5. INTERROGER : comprendre pour résoudre

Interroger le client pour obtenir le maximum d’informations. Posez des questions vous permettant d’obtenir les informations dont vous avez besoin pour résoudre son problème (passez du général au particulier). Reformulez pour vous assurer de la justesse de votre analyse.

Check rapide
  • Faits : quoi / quand / où / comment ?
  • Impact : qu’est-ce que cela change pour le client ?
  • Attente : que considère-t-il comme une solution acceptable ?

6. CONFIRMER : annoncer clairement la suite

Confirmer ce qui va se passer. N’entamez jamais cette étape sans vous être assuré auparavant que le client a approuvé la justesse et la précision de votre résumé.

Point de vigilance

Ne promettez jamais un délai ou une action que vous ne maîtrisez pas. Engagez-vous sur du certain.

Indiquez clairement : la solution envisagée, le délai, le canal de suivi, et la prochaine action (par vous ou par le client).

7. ERICA : ACCOMPAGNER et assurer le suivi

ERICA complète ERIC par le A : Accompagner. Cela signifie : tenir informé, sécuriser le suivi, et revenir vers le client même si la solution n’est pas immédiate.

Accompagner (le “A” qui fidélise)
  • Informer le client de l’avancement (même si rien n’a bougé)
  • Tenir les engagements (délais, rappel, mail récapitulatif)
  • Clore proprement : vérifier la satisfaction et tracer en CRM

8. Désamorcer la colère avant toute résolution

La colère est une réaction physique et émotionnelle qui rend difficile la résolution d’un problème. Il est impératif de la désamorcer avant de traiter le fond.

  • Laissez la personne « vider son sac » en restant calme et respectueux.
  • Écoutez sans interrompre, sans anticiper, et sans contester les faits.
  • Accusez réception de son point de vue.
  • Approuvez dans la mesure du possible.
  • Présentez vos excuses de façon sincère lorsque cela est pertinent.
Astuce

Une fois la colère redescendue, ERIC/ERICA devient réellement efficace.

9. Cas pratique : mauvaise pratique vs ERIC

Situation : le client appelle, très énervé, car il n’a pas reçu son colis et on lui a donné des informations contradictoires.

Mauvaise pratique

Justification + contestation + solution trop tôt

Conseiller : « Ce n’est pas de notre faute, c’est le transporteur. Il faut attendre 48h. »

Effet : le client se sent ignoré, la colère augmente, risque d’escalade et d’avis négatif.

  • Interruption du client
  • Absence d’empathie
  • Pas de récapitulatif
  • Pas de plan clair
Approche ERIC/ERICA

Écoute + récapitulatif + questions + engagement + suivi

Conseiller : « Je vous écoute, expliquez-moi ce qui s’est passé depuis le début. »

R : « Si je résume : colis non reçu + informations différentes, c’est bien cela ? »

I : « Pouvez-vous me donner la date, le numéro de commande et le dernier message reçu ? »

C : « Je lance une vérification immédiate, je reviens vers vous avant 16h. »

A : « Si je n’ai pas le retour complet, je vous informe quand même à 16h. »

Le vrai “plus”

Le client accepte mieux l’attente quand il comprend le plan et qu’il est tenu informé (A = Accompagner).

10. Fiche mémo imprimable (ERIC / ERICA)

Fiche mémo – à garder sous les yeux

Objectif : apaiser, comprendre, résoudre, sécuriser le suivi.

  • E – Écouter : 80% client / 20% conseiller. Questions ouvertes + reformulations courtes.
  • R – Récapituler : « Si je résume… » + reconnaître le ressenti (sans être d’accord).
  • I – Interroger : faits + contexte + impact + attente. Du général au particulier.
  • C – Confirmer : plan clair + délais réalistes + prochaine action + validation client.
  • A – Accompagner : suivi proactif + info régulière + clôture + traçabilité CRM.

Phrase de sécurité : « Je m’engage à vous tenir informé(e) à [heure/date], même si la solution n’est pas finalisée. »

Astuce Blogger

Pour imprimer : utilisez la fonction “Imprimer” du navigateur. La mise en page est optimisée en mode print.

11. Schéma animé ERIC / ERICA

E Écouter 80/20 + questions ouvertes
R Récapituler valider + reconnaître le ressenti
I Interroger du général au particulier
C Confirmer plan + délais + validation
A Accompagner suivi proactif + clôture
À retenir

ERIC sécurise l’échange. ERICA sécurise la relation dans la durée.

12. Conclusion

ERIC et ERICA rappellent une vérité simple : il n’existe pas de client peu important. Une réclamation bien traitée peut devenir un levier de fidélisation, d’image et d’amélioration continue.

Le langage au téléphone

1.       Parlez au présent

Le temps présent est le temps de l’action, il anticipe la décision.
Evitez le conditionnel qui met des conditions à la décision et implique le doute chez votre interlocuteur. De même évitez le futur, car vous devez faire agir les gens maintenant, le futur c’est trop loin.

2.       Soyez positif

Utilisez des expressions qui supposent une évidente acceptation de votre interlocuteur.

Exemple : « Ne voulez-vous pas ? »
► « Voulez-vous ? »

3.       Supprimez les expressions négatives

Elles contrent votre interlocuteur.

Exemple : « Vous faîtes erreur ! »
►  « il doit s’agir d’une erreur ! »

4.       Gommez les mots « noirs »

Evitez les mots malheureux qui éveillent chez votre interlocuteur une image sombre.
Exemples : ennui, souci, danger, « vous ne faites pas une mauvaise affaire… », « Soyez sans crainte », inquiétude, problème…

Utilisez des mots et expressions positifs : solution, question, résoudre…

5.       Supprimez les expressions dubitatives (le doute)

Ces expressions font naître un doute dans l’esprit de votre interlocuteur et atténuent la force de vos arguments.
Exemples :

« Je crois que… », « Je pense que… »
 « Je suis certain… »

« Il me semble que… »
► « Je suis persuadé que… »

« Un petit rendez-vous… »
« Un rendez-vous »

« Eventuellement »
« Certainement »

6.       Bannissez les expressions sans intérêt

« Excusez-moi de vous faire perdre votre temps. »
« J’en ai pour un petit moment ».
« C’est sans engagement de votre part. »

7.       Utilisez-le «-vous »

Adressez-vous à votre client, parlez-lui des avantages qu’il va trouver à la solution que vous lui proposez.

« Nous avons une promotion »
 « vous pouvez profiter d’une promotion ».

« Notre service a les avantages suivants »
 « Vous pouvez bénéficier des avantages suivants avec… »

  
LES MOTS ET EXPRESSIONS
  

Ne dites pas…

Dites plutôt…

Ne pensez-vous pas que ce service serait utile pour vous ?
Pensez-vous que ce service vous serait utile ?
Vous vous trompez !
Il doit s’agir d’une erreur.
Avec ce consultant, vous n’aurez aucun problème
Le consultant répondra à toutes vos questions et trouvera des solutions.
Je crois que je vais pouvoir vous renseigner
Je vais vous renseigner dans quelques instants
Soyez sans crainte, le service sera sûrement rendu !
Je vous rassure ce service sera rendu comme prévu
N’êtes vous pas intéressé par notre formation ? 
Etes vous intéressé par votre formation.
C’est juste pour un petit rendez-vous !
C’est pour un rendez-vous ?
Je pense que c’est la faute du service informatique 
Il doit s’agir d’une erreur du service informatique.
N’êtes-vous pas d’accord ?
Etes-vous d’accord ?
Notre formation présente des avantages évidents
Vous pouvez bénéficier d’avantages évidents grâce à cette formation.

La communication verbale : comprendre la déperdition du message

Comprendre pourquoi un message n’est jamais transmis à 100 % et pourquoi l’écoute active est un levier majeur de performance relationnelle.



1. La communication : un processus non linéaire

La communication verbale n’est jamais un simple transfert d’informations. Entre l’intention de départ et le message transmis à un tiers, le contenu subit une série de transformations.

Chaque étape agit comme un filtre : formulation, perception, attention, compréhension, mémorisation, puis retransmission.

Point de repère

Plus le message circule, plus il peut s’éloigner de l’intention initiale. D’où l’importance de vérifier la compréhension, plutôt que de supposer.

2. Le schéma de déperdition progressive du message

Ce que je veux direIntention initiale100 %
Ce que je peux direLimites du langage90 %
Ce que je dis réellementFormulation réelle80 %
Ce que l’autre entendPerception70 %
Ce qu’il écoute réellementAttention60 %
Ce qu’il comprendInterprétation50 %
Ce qu’il retientMémoire25 %
Ce qu’il transmetReformulation10 %

Le surlignage progressif illustre la transformation et la perte du message à chaque étape.

Constat clé

Le risque majeur n’est pas “l’erreur”, mais l’illusion d’avoir été compris.

3. Pourquoi l’information se déforme

La déperdition de l’information est un phénomène naturel. Elle peut être amplifiée par :

  • les limites du vocabulaire et des formulations,
  • les biais cognitifs et les filtres personnels,
  • les émotions (stress, colère, fatigue),
  • le contexte (bruit, urgence, multitâche),
  • les expériences passées et interprétations.

4. L’écoute comme facteur clé

La qualité de la communication dépend autant de l’écoute que de l’expression. Une écoute partielle, distraite ou passive amplifie la perte d’information.

Mieux communiquer

Mieux communiquer, ce n’est pas seulement mieux parler : c’est avant tout mieux écouter.

L’écoute active (questions ouvertes, reformulation, validation) réduit le risque d’interprétation, sécurise la compréhension et limite les tensions.

5. Enjeux professionnels

Dans les environnements professionnels — relation client, management, formation, travail d’équipe — développer une écoute active, consciente et structurée permet de :

  • sécuriser la compréhension des messages,
  • améliorer la qualité des échanges,
  • renforcer la confiance et la coopération,
  • limiter les incompréhensions et les conflits.

6. Cas pratiques : manager, relation client et formateur

Pour illustrer concrètement la déperdition du message, voici trois situations où l’écart entre ce qui est dit et ce qui est compris produit des effets immédiats.

Cas pratique 1 – Manager / équipe

Phrase : « Il faut être plus rigoureux sur les délais. »

  • Intention : améliorer l’organisation (100%)
  • Réception : “pression” et “contrôle” (70%)
  • Rétention : “on va être sanctionnés” (25%)

Bonne pratique : préciser + vérifier : « Concrètement, cela signifie… Est-ce clair ? »

Cas pratique 2 – Relation client / client mécontent

Phrase : « Votre dossier est en cours de traitement. »

  • Intention : rassurer (100%)
  • Réception : “on ne s’en occupe pas” (70%)
  • Rétention : “aucune solution” (25%)

Bonne pratique : contextualiser : « Prochaine étape à… Je vous informe à… »

Cas pratique 3 – Formateur / apprenants

Situation : explication unique sans reformulation ni exercice.

  • Transmission : concept clé (100%)
  • Compréhension : partielle (50%)
  • Rétention : fragments (25%)

Bonne pratique : faire reformuler : « Comment le rediriez-vous avec vos mots ? »

7. Fiche “anti-déperdition” à imprimer

Fiche pratique – Réduire la déperdition du message

À utiliser en réunion, en relation client, en formation, en management.

Avant de parler

  • Quel est l’objectif du message (décision, information, action) ?
  • Quel est le niveau de contexte de l’autre (déjà informé / novice) ?
  • Quel risque de malentendu (termes, urgence, émotion) ?

Pendant l’échange

  • Parler simplement : 1 idée = 1 phrase courte.
  • Limiter les “implicites” : préciser qui fait quoi, quand, comment.
  • Utiliser une question de contrôle : « Est-ce clair ? » / « Qu’en retenez-vous ? »

Après l’échange

  • Faire reformuler : « Pouvez-vous me redire avec vos mots ? »
  • Résumer en 3 points maximum (action, délai, responsable).
  • Tracer si nécessaire (mail récapitulatif, CRM, compte rendu).

Phrase modèle (universelle)

« Pour être certain que nous nous comprenons : si vous deviez résumer en une phrase, qu’est-ce qui est le plus important ? »

Astuce impression

Utilisez “Imprimer” dans votre navigateur : la page est optimisée pour sortir proprement en PDF ou papier.

8. Conclusion

Comprendre la déperdition du message permet de relativiser les malentendus et d’adopter une posture plus attentive et plus professionnelle.

Mieux communiquer, ce n’est pas viser la perfection du discours, mais créer les conditions d’une compréhension partagée.

samedi 14 février 2015

Gestion de la Relation client (GRC ou CRM)

« Au lieu de se concentrer sur un produit à la fois en essayant de le vendre au plus grand nombre possible, concentrez-vous sur un client à la fois et essayez de lui vendre autant de produits que possible. » Peppers & Rodgers

Les apports des réseaux sociaux à la Gestion Relation Client (GRC ou CRM)

Les réseaux sociaux rendent désormais possible l’accès au marketing one-to-one et au marketing relationnel, ou individualisé, qui est centré sur la création d’un flux régulier de transactions, est orienté vers le long terme, donne la priorité au dialogue et à la collaboration avec les clients et les affiliés ; il cherche à fidéliser les clients et a pour objectif d’augmenter la « part de client » et pas seulement la « part de marché ». Enfin, le marketing relationnel traite les clients de manière différenciée. Pour permettre tout cela, de nombreuses entreprises ont dû apprendre à utiliser les réseaux sociaux et certains se sont trompés ou ont cumulé les erreurs. Néanmoins, ceux -ci leurs ont apporté un moyen de communication et de diffusion extrêmement rapide et perfectionner, et dont la portée ne se limite pas à une zone géographique ou une catégorie démographique.
En effet, les réseaux sociaux permettent aux entreprises de contacter plus facilement leurs clients grâce au dialogue quasi permanent. Cela donne accès à une interaction irremplaçable et indispensable si l’entreprise désire réellement connaître ses clients et adapter ses produits, offres, communications ou publicités à ceux-ci. Un des avantages considérables des réseaux sociaux est le fait que tout peut s’exécuter en temps réel. C’est là que le Social CRM a toute son importance car les données issues des réseaux sociaux permettent de faire des profils de clients, l’entreprise peut prendre en compte très rapidement les changements d’envie, de besoin, de situation de ses clients grâce au dialogue, au partage, à l’échange, et adapter tout aussi rapidement son offre.

La GRC en e-commerce

Depuis l’apparition des réseaux sociaux et du e-commerce, l’entreprise passe de l’optique de production à l’optique client, ce dernier étant devenu plus difficile à satisfaire et très exigeant puisqu’il peut désormais comparer l’offre globale et d’un simple click se déplacer d’un site à l’autre, d’une offre à l’autre, d’une marque à l’autre ou simplement se désabonner d’une page Facebook (ou d’un compte twitter) à la moindre déception. C’est ainsi que la gestion de la relation client sur les réseaux sociaux va devenir déterminante pour la réussite dans le commerce électronique : toute l’organisation doit être tournée vers le client. La réussite dans le commerce électronique devra son salut à la bonne gestion de la relation client de la première visite du site, en passant par les réseaux sociaux jusqu’à la livraison et l’après vente.
L’e-CRM (ou gestion de la relation client électronique) correspond bien aux canaux Internet (email, formulaires web…). Mais l’e-CRM est aussi le domaine à part entière de la gestion de la relation client à travers le site web. Pour un site de commerce électronique, il s’agit par exemple de personnaliser l’interface selon le profil de l’internaute, profil établi soit grâce à des informations déclaratives, soit en analysant en temps réel son comportement (où clique-t-il le plus souvent ?) sur le site web.

Sécurité et marketing

Il y a une dizaine d’années, trois entreprises sur quatre présentes sur le marché de la vente en ligne (via Internet) considéraient les possibles failles de la sécurité des transactions comme un frein au développement du e-commerce. Avec  l’euros, l’ensemble des e-commerçants avait déjà énormément investi dans ce domaine. Ainsi, la sécurité des transactions n’est plus une priorité que pour 5 % d’entre eux. Notons qu’à cette période, 91 % des sites de vente en ligne proposent un système de sécurisation des transactions et 98% disposent d’un système de sécurité pare-feu (ou coupe-feu, garde-barrière ou firewall en anglais, est un système permettant de protéger un ordinateur ou un réseau d’ordinateurs des intrusions provenant d’un réseau tiers – notamment Internet). Si, dans la vente à distance, la relation avec le client n’est plus un face-à-face physique, elle n’en reste pas moins primordiale pour convaincre l’acheteur potentiel de concrétiser son désir d’achat, et mieux encore de le renouveler. Marketing et relation client sont pressentis par les entreprises ayant une activité de vente sur Internet comme les actions clés pour gagner la confiance de nouveaux consommateurs. Ces actions concentrent 40 % des coûts annuels des sites marchands. Aujourd’hui la plupart des sites de vente en ligne possèdent une rubrique concernant la sécurité et le respect de la vie privée des internautes, clients ou prospects. Par exemple, le site de Hewlett Packard que les informations personnelles recueillies au cours de la navigation (avec le consentement de l’internaute) permettent à l’entreprise de mieux connaître les besoins et intérêts de l’acheteur potentiel afin de lui fournir un meilleur service. De la même façon, nous trouvons un article concernant la protection des données personnelles sur le site de Dell. Cet article explique que les informations personnelles du client peuvent être partagées avec d’autres entités de Dell, des « agents ou des sous-traitants agissant pour le compte de Dell. Dell peut transférer ces données personnelles à ses filiales, lesquelles peuvent être situées en dehors de l’Espace Economique européen tel que Dell Inc aux Etats-Unis, dans ce cas Dell assurera une protection adéquate pour sauvegarder vos données personnelles.»

Les dispositifs commerciaux et marketing spécifiques d’Internet

La technologie d’Internet a permis l’arrivée de la gestion de la relation client, en effet, grâce à Internet – nous l’avons vu précédemment – l’information et la communication se sont considérablement simplifiées et développées. La gestion de la relation client a donc profité de cette technologie pour mettre en place des dispositifs spécifiques dans le domaine de la relation avec les internautes. En 2005, neuf sites Internet sur dix procurent une adresse e-mail ou un numéro de hotline pour permettre l’accompagnement des clients au-delà de l’acte d’achat. Ceci reste relativement passif, mais notons que 88% des sites de e-commerce se sont mis à l’e-mailing en envoyant des messages publicitaires à leurs clients. D’autre part, 90% des e-commerçants proposent des opérations tarifaires ponctuelles, c’est-à-dire qu’ils fournissent des offres à des prix plus intéressants pour leurs clients. Les opérations de ce type les plus fréquentes sont des soldes ou des promotions (elles représentent 80% des opérations tarifaires), suivies des offres de livraison gratuite (51%). Nous remarquons également que si 84 % des sites proposent des guides et des conseils en ligne, et 68 % disposent d’un moteur de recherche, certaines fonctionnalités propres à Internet tels que les forums et les salons de discussion (chats) ne sont encore que très faiblement utilisées. En effet, 6 % des sites web proposent un forum, et 3 % un chat. Le développement du commerce Internet s’effectue aujourd’hui grâce à la progression de l’équipement des ménages en ordinateurs et en abonnements haut débit. Cette progression passe également par ce changement d’optique de l’entreprise : celle-ci se tourne plus vers le client et communique, et interagit même, encore plus avec lui, ce qui permet de mieux connaître les besoins du client, de mieux les satisfaire et de là d’augmenter la fréquence et/ou le volume d’achat.
Dans le domaine du marketing, il existe ce que l’on appelle le permission marketing. Celui-ci consiste à ne communiquer qu’avec les clients consentants, qu’ils l’aient implicitement ou explicitement autorisé. Le taux de retour des campagnes marketing de ce type est beaucoup plus élevé que celui des campagnes dites forcées, puisque le client consent à recevoir l’offre. Mais le permission marketing comprend plusieurs nuances. Ainsi, on parle de procédés opt-in et opt-out, qui précèdent une autre nuance, celle de l’implicite et de l’explicite. Prenons un exemple très simple pour expliquer cela. Sur un site Internet, nous trouvons quelques fois une case « Me proposer des offres par email ». Dans le cas de l’opt-in, cette case existe en effet, et le client peut choisir de la cocher ou non pour indiquer s’il est intéressé. S’il s’agit d’opt-out, la case n’existe pas et le client reçoit directement un e-mail d’offre ou de publicité avec l’option de réponse « ne plus m’envoyer de propositions ». La nuance entre implicite et explicite se retrouve dans un cas d’opt-in : si la case que nous avons mentionnée est déjà cochée, la réponse est implicite, mais si c’est l’internaute qui doit la cocher, sa réponse est considérée comme explicite. Notons que dans les cas où le client accepte explicitement de recevoir des offres ciblées les campagnes ont un taux de retour largement supérieur aux autres.

Les PME et la gestion de la relation client

Nous pourrions nous demander si la gestion de la relation client est uniquement réservée aux grandes entreprises, ou si les PME (petites et moyennes entreprises) peuvent également l’adopter. Il y a quelques années quelques PME étaient équipées de progiciels de GRC (23%), aujourd’hui toutes indiquent y réfléchir ou être en train de déployer une solution de ce type.
D’après Serge Jovanovic, quelle que soit la taille de l´entreprise, le client devrait être au centre de toutes les préoccupations. Elle vise à définir précisément la place à accorder au client dans l´entreprise en se posant en amont les bonnes questions. Par exemple : souhaite-t-on fidéliser le client ou en tirer profit à court terme ? La réponse dépend bien entendu aussi du secteur d´activité. Ainsi, d’après lui, la gestion de la relation client n’est pas seulement réservée aux grandes entreprises. Les PME peuvent elles aussi mettre en œuvre pratiques et outils pour mieux se recentrer sur leurs clients, et cela peut même se faire à moindres frais. En effet, la GRC ne réside pas uniquement dans les logiciels ou progiciels, à une échelle de PME, il est tout à fait possible d’utiliser les outils de bureautique classique tels que Excel ou Access pour mettre en place des bases de données complètes. Ces deux outils permettent même d’exploiter les bases de données, en effet il est relativement facile de procéder à des requêtes pour segmenter les clients ou prospects. Il est également possible de lier les adresses e-mail de la base à son service de messagerie et ainsi d’envoyer directement à la liste sélectionnée. De plus, Access permet de créer des programmes gérant automatiquement des envois d’e-mails par exemple. D’autre part, si une entreprise n’a pas les moyens d’utiliser la technologie de la GRC, elle peut au moins en appliquer les principes. Par exemple, la plupart des entreprises communiquent et traitent avec leurs clients de différentes façons, notamment par e-mail, par téléphone et par lettre. Il est tout à fait possible pour une PME d’appliquer les principes de la gestion de la relation client en consignant ses rapports avec le client (l’entreprise prend note des dates d’échanges avec le client, de ce qui a été dit et par qui) dans un gestionnaire de tableaux (comme Excel), en surveillant le degré de solvabilité de ses clients sans oublier de consigner cela dans des rapports et enfin, en confiant à une seule personne le soin de s’occuper des contacts avec les clients, ou si l’entreprise a beaucoup de clients, elle peut confier des groupes de clients à différentes personnes. Notons que certaines grandes entreprises proposent des solutions de gestion de la relation client plus accessibles financièrement aux PME. Ainsi, les filiales françaises de Microsoft et Hewlett Packard ont construit une alliance pour lancer une offre de GRC composée d’un serveur et de solutions logicielles dont le prix (près de 40% moins cher que l’achat séparé de divers outils de GRC) devait satisfaire les contraintes budgétaires des PME. Microsoft et Hewlett Packard ciblaient cent mille entreprises françaises de vingt à deux mille employés.

Quelques exemples d’action GRC

Nous l’avons mentionné précédemment, un des exemples les plus éloquents de gestion de la relation client réussie est celui de l’entreprise Dell. Celle-ci met en exergue l’importance des relations directes qu’elle entretient tant avec ses clients qu’avec ses fournisseurs. En effet, le principe de Dell est de permettre à l’acheteur potentiel de choisir les éléments que va comporter le produit avant sa production, du moins avant son assemblage, permettant ainsi de le customiser selon les besoins et désirs du client. L’équipementier américain croit beaucoup en la fidélisation de ses clients et procède régulièrement à des actions marketing dans ce but. Ainsi lançait-il une « web TV» sur son site pour soutenir sa politique de GRC. Cette « web TV » propose une émission hebdomadaire destinée avant tout aux grands comptes. Au delà de cette initiative, des outils de chat et un Call back sont également proposés aux internautes afin qu’ils puissent poser des questions, participer au débat, ou bien expliquer leurs problèmes. Autant d’outils mis en place par Dell pour maintenir une relation forte et personnalisée avec ses clients, mieux connaître leurs préoccupations et pouvoir leur fournir une réponse adaptée par e-mail ou par téléphone. Dell a décidé de mettre en place un blog, pour améliorer la communication avec ses clients. Une création destinée à renouveler l’image de Dell, entachée par les critiques de clients mécontents sur leurs blogs et sur des forums de discussion. Echanges que l’on retrouve aujourd’hui sur les réseaux sociaux.
Parlons maintenant de Hewlett Packard, quatrième entreprise informatique mondiale, et quatrième française, elle fait partie leaders mondiaux dans les domaines de l’informatique, des solutions Internet et Intranet, du service et des communications. Cette entreprise proposait des solutions de gestion de la relation client, notamment aux petites et moyennes entreprises. Mais Hewlett Packard ne se contente pas de vendre ce type de solution, l’entreprise met également en pratique les politiques de cette démarche. Hewlett Packard garantit une clause de confidentialité sur les informations personnelles que le client peut avoir à fournir. Ainsi, lors de la visite du site Internet et de l’achat d’un produit, le client est amené à communiquer des informations le concernant. Il a le choix de permettre ou non à Hewlett Packard de les partager. L’entreprise enregistre ces informations et les analyse de manière à proposer une offre toujours plus personnalisée, tant à ses clients « grand public » qu’aux entreprises. De plus, à la suite d’un achat, Hewlett Packard propose au client d’inscrire son produit sur le site Internet de la compagnie. Ceci permet de faciliter les relations entre le client et le service après vente en cas de problème, mais également de donner à l’entreprise des informations sur le type de produits qui auront été achetés par une même personne ou entité. Pour mieux connaître les habitudes des consommateurs, notamment en matière d’impression, certaines marques comme Hewlett Packard ou Lexmark, ajoutent une application qui s’installe automatiquement  lors de la connexion d’une imprimante nouvellement achetée. Ce programme propose un lien vers une page Internet où l’acheteur peut inscrire le produit, mais il peut également transmettre des informations sur l’utilisateur de l’imprimante, telles que les fréquences d’impression en couleur, en noir et blanc, en mode photo etc. Précisons tout de même que Hewlett Packard demande le consentement explicite du client avant d’enregistrer les informations (opt-inexplicite) tandis que certaines entreprises proposent une case précochée acceptant l’enregistrement des données (opt-in implicite).
La gestion de la relation client est donc devenue indispensable pour toute entreprise qui souhaite avoir une rentabilité optimale. Les efforts marketing ne se concentrent plus seulement sur le produit, mais aussi (et même surtout) sur le client. La gestion de la relation client est donc tout à fait compatible avec le commerce électronique, elle est même incontournable. De plus, elle ne peut se contenter d’être une stratégie marketing, nous avons montré qu’elle devait en effet être une démarche de l’entreprise comprenant l’intégralité de celle-ci. Mais nous pourrions encore nous demander si les entreprises réussiront a effectuer tous les changements que nécessite la démarche CRM, en particulier les changements de mentalités indispensables concernant le partage de l’information au sein même de l’entreprise et l’émergence des réseaux sociaux qui positionne la marque différemment auprès de ses clients.

Typologie : Questionnement

Typologie : Questionnement https://t.co/31ppac6eEE — LADREC (@Ladrec) September 28, 2013